Caroline Melon et Jonathan Macias pour la Maison-ville © I.Mathie
Caroline Melon et Jonathan Macias pour la Maison-ville © I.Mathie
La Chapelle de la Miséricorde pour "Les soubassements" © I.Mathie
La Chapelle de la Miséricorde pour "Les soubassements" © I.Mathie
Portrait de commerçant de la rue Gambetta © Cie De Chair et d'os
Portrait de commerçant de la rue Gambetta © Cie De Chair et d'os
Maison Graziana © I.Mathie
Maison Graziana © I.Mathie
La maison Graziana © I.Mathie
La maison Graziana © I.Mathie
Portrait pour la Maison Graziana © I.Mathie
Portrait pour la Maison Graziana © I.Mathie
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Pourquoi
on en parle

Bons Baisers de Libourne est un récit d’une ville entière racontée depuis l’intime. Une commande du théâtre Le Liburnia à la Cie De chair et d’os — un projet de territoire au long cours, mené sur trois ans, en trois chapitres. En partant du point de départ d’une maison bourgeoise léguée à la ville par une femme qui rêvait de devenir actrice, Caroline Melon et Jonathan Macias prennent soin d’habitats multiples et imbriqués : la maison de Jeanine Graziana puis celle de la rue, de la ville et enfin du théâtre en lui même.

La démarche procède par cercles – de la maison Graziana et ses secrets (#1 maison Graziana), à la Bastide et ses commerces (#2 Maison-ville), jusqu’au théâtre (#3 Maison-fleuve). Les artistes créent un récit romanesque et polyphonique en prenant l’enquête comme support : ils donnent forme à une histoire fictionnelle et immersive en insistant sur la notion d’accueil. Et à la fin, un Anti-manuel de projet de territoire qui assume les déconvenues autant que les réussites, qui montre comment faire œuvre avec un territoire dans la durée.

Text
Le projet

“Ça a été un projet 4 x 4 avec des bosses, des trous, mais à la fin l’adhésion croissante des gens et les formes ont levé tous les doutes” – Jean-Marie Séné, Directeur technique du Liburnia

#1 Maison Graziana, 2018

Le point de départ du projet (année 1) au long cours – une maison familiale, léguée par Jeanine Graziana à la ville de Libourne, qui rêvait de devenir actrice. Caroline Melon, avec la complicité de l’entourage de l’ancienne famille, met en récit la commune par cette maison, qui entre autres a accueilli des résidences et propose à un collectif d’artistes, à l’équipe de théâtre, à des lycéenn·es, artisans, habitant·es… des temps de partage, de rencontres, de visites et d’écriture. Le rendu est un diptyque en deux installations : “les murs” – parcours immersif qui invite les visiteurs à pénétrer l’intimité de cette maison – et “les soubassements” – installation qui donne accès à son travail documentaire à la Chapelle de la Miséricorde, directement liée à l’histoire familiale. 

#2 Maison-ville, 2019

Après une exploration singulière d’une histoire intime, les artistes se penchent sur un endroit rassembleur de la ville et de vie (année 2) : la Bastide – espace central, entre marchés, commerces et rues passantes. Les rues deviennent leur maison à l’image d’une salle à manger dans la vitrine d’un magasin à l’abandon. Là encore, les artistes jouent avec l’intime : l’espace public devient leur intérieur, les laissant libres de se déshabiller et de se vêtir sous les yeux du public. Cette deuxième année d’enquête donne lieu à trois créations : Parler boutique – qui propose une plongée dans des histoires du quotidien dans la ville, Lèche Vitrine – performance-activation de la Maison-Ville au théâtre Le Liburnia et Le pâtissier – portraits au micro et à la plume des commerçant•es de la rue Gambetta. 

#3 Maison-fleuve, 2020

Dernier volet de l’enquête au long cours, Maison-fleuve (année 3) est une création qui propose une traversée inédite du Liburnia, un parcours de la mémoire des trois dernières années du projet. Le lieu du théâtre devient un espace vibrant où se réinvente un rituel de la rencontre et de la séparation. Les spectateurs sont ainsi invités à s’abandonner aux multiples récits qui s’offrent à eux.

Protocole d’enquête Bons baisers de Libourne, à retrouver dans le carnet Les Arts Détectives © POLAU
Zoom
Zoom sur
Anti-manuel de projet de territoire

Du projet de territoire mené par la Cie De chair et d’os a découlé le livre Anti-manuel de projet de territoire : processus, déconvenues et réjouissances. La visée – “un anti-manuel à mettre entre les mains de quiconque finance, programme, diffuse, accompagne des artistes en création et en infusion dans un territoire”.

C’est un ouvrage à l’image du parcours : atypique et hors des normes. Il explore le lien entre le travail sur un projet artistique et la mise en valeur de territoires, les réactions des habitant·es de ces lieux de vie et des institutions qui les administrent, les enjeux d’une commande in situ et tout le processus de collaboration qui en découle.

Le livre ne raconte pas que l’aventure Bons baisers de Libourne, mais il prend aussi comme appui d’autres expériences et incorpore des anecdotes et témoignages des différentes personnes rencontrées pour donner les clés des projets de territoire.

Cie De chair et d’os

De chair et d’os invente des projets multiformes entre documentaire et création, avec un goût prononcé pour la fête, l’expérimentation, le mystère, et avec un soin singulier pour les humains participants.

La Cie aime les coups de cœur, les projets trop compliqués, les trucs évidents et simplistes, les coins de table où l’on discute, les trouvailles dont on n’est pas sûr, les tentatives perdues d’avance mais qu’on ne peut s’empêcher de faire..

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