on en parle
Avec le projet Villereflet, Nicolas Simarik explore un processus de création qui démarre par une enquête sur le territoire d’intervention. L’artiste n’arrive pas avec un projet et des formes déjà définies et arrêtées, il les construit au fil de son exploration. Pour le projet de Villereflet, il implique groupes scolaires et habitant.e.s dans des actions explorant ce que serait une nouvelle ville utopique. Cette création d’un nouveau récit pour la communauté de communes de Moret Seine et Loing passe par l’émergence d’une utopique 23e commune, Villereflet. Cette nouvelle commune renvoie aux habitant.es le reflet de ce que sont leurs villes. Mais elle leur permet aussi de se projeter dans ce que pourrait être leur futur, un futur à imaginer collectivement. Toute la démarche repose sur de nombreux moments conviviaux, créateurs de lien, de la phase d’observation à la restitution. Ils permettent à l’artiste de s’inspirer et de faire émerger de nouveaux récits pour le territoire.
À la suite d’une candidature à une commande de résidence de territoire pour la communauté de communes de Moret Seine et Loing, en partenariat avec ACT’ART (opérateur départemental) et la DRAC Île-de-France, le projet visait à donner une nouvelle image de la communauté de communes à ses habitants. Nicolas Simarik a travaillé le reflet, un nouveau reflet du paysage et des gens.
L’artiste a utilisé la photographie comme technique et support de création participative. À l’aide de matériel comme des miroirs et des contenants noirs remplis d’eau, les participants ont produit beaucoup d’expérimentations différentes. À plusieurs occasions, ils ont utilisé des registres conviviaux pour agrémenter leurs paysages et leurs engouements.
Finalement, une exposition-installation a réuni la présentation de tirages photos, une collection de miroirs et le partage d’un banquet. Suite à cette expérience, la résidence s’est vue renouvelée pendant 3 ans.

«La construction d’une ville à venir, imaginée par ses habitants portant les reflets du territoire local»
Nicolas Simarik
Lors de sa résidence, Nicolas Simarik a mené un travail de recherche photographique sous un angle original, mobilisant les habitants sur le thème du reflet et du miroir intitulé « Miroir, mon beau miroir ».
Cette démarche l’a alors conduit à imaginer une dernière commune s’ajoutant aux 23 qui composent la Communauté ; celle qui refléterait les autres. Son nom : « Villereflet », voisine des villages actuels de Villemer, Villecerf, Villemaréchal ou encore Ville-Saint-Jacques.
S’inspirant de leurs identités et se construisant grâce aux reflets du territoire, elle définit son nouveau périmètre dans un cadre bien précis : celui de la signalisation routière ; premiers éléments conduisant à la commune de « Villereflet »
Nicolas Simarik a imaginé une installation de miroirs en forme de panneaux. Panneaux d’entrée de village, de direction, stop, céder le passage évoquent les premiers symboles de la construction de ce nouveau village virtuel à l’apparence profonde et mouvante.