L’Îlot d’Amaranthes

Projet artistique intégré

Thème : Projet

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

En 2003, à Lyon, dans le cadre de la Politique de la Ville, la Galerie Tator (art contemporain) a passé commande à l’artiste jardinier Emmanuel Louisgrand pour investir un parking sauvage du quartier de la Guillotière. Avec le soutien des partenaires publics et des habitants, le premier jardin s’est agrandi, gardant une cohérence graphique autour du végétal et du métal orange vif des serres. En 2008, c’est tout l’ilôt qui est aménagé. On y trouve : le jardin des Amaranthes (l’original), un jardin partagé utilisé par une association d’habitants, une terrasse de café (associatif et en circuit-court), des arbres et une placette.

©Emmanuel Louisgrand
©Emmanuel Louisgrand

Focus

Emmanuel Louisgrand

Formé aux Beaux-Arts de Lyon et à Rennes où il suit une formation « Art et Design, Paysage et Espaces Urbains », Emmanuel Louisgrand fait ses armes artistiques dans les années 1990 dans les jardins ouvriers du Père Volpette à Saint-Étienne. Il travaille sur les liens entre les espaces verts et la ville, s’intéressant particulièrement à l’influence des mutations végétales sur la mutation urbaine. Il ne conçoit pas des jardins fermés mais des « espaces à jardiner » où il invite passants et habitants à cultiver la terre. Il signe ses créations de serres et grilles orange vif qui rendent son travail identifiable.

Pourquoi on en parle ?

Conçue comme une œuvre artistique contemporaine, l’Ilôt d’Amaranthes est devenu un espace public à part entière. Les habitants ont pu s’en saisir pour en faire un lieu vivant, évolutif, particulièrement représentatif de ce qu’est aujourd’hui le septième arrondissement lyonnais. Une intervention artistique contemporaine produit un espace complet de vie publique (bar, restaurant, terrasse, jardin potager, ateliers, lieux de rencontres) et existe bien au-delà de ses initiateurs artistiques qui se sont aujourd’hui retirés. L’ambition temporaire a donné lieu à un aménagement pérenne. Remarquons que la « pérennisation » de cette œuvre s’est faite en partenariat entre une galerie et des services municipaux.