Le Shakiraïl

Lieu intermédiaire

Thème : Lieu

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

Le Shakirail est un lieu de création et de diffusion artistique temporaire animé par le collectif Curry Vavart. En attendant la future réhabilitation de ses bâtiments désaffectés, le propriétaire (la SNCF) met à disposition ses espaces au moyen d’une convention annuelle. Sur près de 1 500m2, le collectif a transformé la friche en y construisant des ateliers, des lieux de répétition et de représentation, des lieux de vie et des bureaux. Le Shakirail est un lieu ouvert et partagé qui accueille de nombreux porteurs de projets artistiques (204 en 2013) : compagnies de danse, de constructeurs, de créatifs, etc., dans une logique mutualiste. Le lieu ouvre ses portes plusieurs fois par an pour des événements festifs sous la forme de cabaret ou de scènes ouvertes.

La fresque tournante du Shakiraïl, Un escargot vide, Sébastien Petit © Le Shakiraïl
La fresque tournante du Shakiraïl, Un escargot vide, Sébastien Petit
© Le Shakiraïl

Focus

Collectif Curry Vavart

Collectif de gestion du Shakirail, Curry Vavart est une association qui soutient des équipes artistiques en leur permettant de disposer d’espaces dans Paris, pour la création et la diffusion de leurs projets. Basé sur des principes autogestionnaires, le collectif regroupe des dizaines d’artistes et d’acteurs urbains. Il gère autant les aspects administratifs et techniques que les réhabilitations et constructions nécessaires sur le site. Outre le Shakirail il gère également « Le Marchal», dans le 20ème arrondissement, sous convention d’occupation précaire avec la Mairie de Paris et la Mairie du 20ème ainsi que plusieurs autres petits espaces de création fonctionnant de manière similaire.

Pourquoi on en parle ?

Impliqué d’abord illégalement dans l’occupation d’une friche, le collectif s’est ensuite structuré pour obtenir de la part du propriétaire des lieux une autorisation formelle dans laquelle les deux parties trouvent leur intérêt. Le site est valorisé à moindre frais par l’opérateur ferroviaire qui peut ainsi envisager la réhabilitation à plus long terme tout en disposant d’un gardiennage et d’une image culturelle. De l’autre côté, les artistes du collectif Curry Vavart disposent de larges espaces de vie et de travail permettant le développement de projets artistiques. Les termes de l’échange correspondent à une figure de la gestion territoriale aujourd’hui bien connue : l’occupation artistique temporaire de délaissés urbains.