Façade de l'école Damase Legros © Métamorphoses Urbaines
Façade de l'école Damase Legros © Métamorphoses Urbaines
Affiche de l'exposition Chevilles au coeur© Eric Lafargue
Affiche de l'exposition Chevilles au coeur© Eric Lafargue
Photographie collée sur les murs de l'école © Métamorphoses Urbaines
Photographie collée sur les murs de l'école © Métamorphoses Urbaines
Visite de l'exposition © Métamorphoses Urbaines
Visite de l'exposition © Métamorphoses Urbaines
Collage sur les murs © Métamorphoses Urbaines
Collage sur les murs © Métamorphoses Urbaines
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Pourquoi
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A la Réunion, dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, l’ancienne école Damase Legros – en phase de devenir une maison citoyenne et associative – n’a pas attendu que les travaux d’aménagement débutent pour raconter son histoire singulière. L’autrice Céline Huet et le photographe Eric Lafargue, accompagnés par l’agence Métamorphoses Urbaines, ont investi le site pour produire une exposition éphémère in situ qui porte un regard sur les occupant•es et sur l’architecture de Jean Bossu, connu pour ses monuments historiques à la Réunion. 

Chevilles au cœur – entre collages, photographies et textes sur les murs – permet de conserver une trace vivante des usages du lieu et d’imaginer son devenir, sa transformation, par l’existant et le déjà-là. En offrant aux artistes un espace de liberté dans le temps qui précède les travaux, l’agence d’urbanisme se pose en curatrice et met l’art au cœur de l’accompagnement de la transformation d’un territoire. A l’heure où le quartier engage sa mutation, cette initiative se veut démonstratrice du rapport entre les habitant•es et leur patrimoine. Elle s’inscrit dans un processus de concertation citoyenne engagé dès 2022, dont elle prolonge, à sa manière, la parole collective.

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Le projet

Chevilles au cœur est une exposition consacrée à l’ancienne école Damase Legros, un lieu emblématique du quartier du Chaudron, objet d’une réflexion prospective quant à son devenir et qui sera amené à être transformé.  Elle propose un regard sur les occupant•es et l’architecture remarquable de Jean Bossu afin de conserver une trace avant que des travaux d’aménagement ne débutent et engagent un processus de transformation. Les œuvres sont présentées dans un format éphémère, des collages in situ, et guident le visiteur dans la découverte des 3 niveaux de l’école.  L’écrit et la photographie ont été choisis pour leur capacité à poser un regard sur le site et à s’adresser au plus grand nombre. Les deux artistes ont eu « carte blanche » pour capter un instantané du lieu sur une journée. 

Depuis la fermeture de l’école en 1997, les locaux ont toujours été occupés, proposant une diversité d’activités ouvertes à toutes et tous. En 2022, la ville de Saint-Denis a engagé une démarche innovante de projet de renouvellement urbain du Chaudron, RUCH. C’est grâce à la concertation citoyenne que l’ancienne école Damase Legros a été identifiée comme un lieu prioritaire d’intervention. En 2024, la ville a donc lancé une mission de programmation architecturale pour définir précisément les travaux à réaliser en lien avec les usages. La maîtrise d’œuvre a commencé fin 2025 et se poursuivra en 2026/2027.

Zoom
Zoom sur
Damase Legros, de l’ancienne École à la Maison citoyenne et associative

Les murs portent la mémoire des chaudronnais•es. L’ancienne école est devenue le siège des associations et des habitants•es dans un patrimoine abîmé par le temps. Au cœur du quartier du Chaudron, le bâtiment s’effrite à l’arrière de la rue de la gare, de l’école élémentaire et maternelle et du gymnase Fontano-Welmant. Refuge pour les un•es, vestige pour les autres, les anciennes classes de l’école sont réaménagées au cas par cas par l’occupation formelle et informelle de la ville, des habitants-es et des associations.

La métamorphose du site commence par la programmation d’une maison citoyenne et associative : les activités en direction de l’ensemble des habitant•es fourmilleront et l’économie de proximité sera encouragée par l’accueil de programmes fédérateurs, ouverts et ancrés dans le quartier. Les deux bâtiments sont le socle du programme souhaité : les salles réhabilitées accueillent les activités d’arts vivants, d’économie sociale et solidaire, de sport, de culture et les futurs communs tels que le café associatif.

Demain, comme un symbole de la renaturation au sein du quartier, la cour bitumée de Damase Legros deviendra un parc, théâtre de verdure arboré avec une scène ouverte et des jardins nourriciers. Le badamier au cœur de la cour a été arraché par le cyclone Garance et sa disparition rappelle que le lieu évolue aussi avec les aléas climatiques. Damase Legros ne sera plus un site confidentiel. L’exposition s’inscrit dans cet espace-temps particulier de l’entre-deux dans lequel les ambitions pour le devenir du site sont posées et les travaux les plus lourds sont attendus.

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