L'éclair © Marie-Amélie Lombard
L'éclair ©  Marie-Amélie Lombard
Festival Metis l'Eclair © Jeremy-Piot
Festival Metis l'Eclair © Jeremy-Piot
©️ Bruno Levy
©️ Bruno Levy
© Marie-Amélie Lombard
©  Marie-Amélie Lombard
Festival Metis l'Eclair © Jeremy-Piot
Festival Metis l'Eclair © Jeremy-Piot
Place publique
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Préfiguration Place publique
Préfiguration Place publique
Façade © Jean-Christophe LEMASSON
Façade © Jean-Christophe LEMASSON
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Pourquoi
on en parle

En refusant une réhabilitation classique de la friche de l’Éclair, ancien laboratoire du cinéma français fermé depuis 2015, la ville d’Epinay-sur-Seine transforme la commande urbaine en processus. La programmation “urba-culturelle” menée par un groupement d’AMO ouvre la voie à une préfiguration concrète des usages avec un acteur de l’urbanisme transitoire, le collectif SoukMachines.

Résidences d’artistes et d’artisan·es, le festival Bellastock, les tests d’aménagement et d’usages (Tout s’éclaire, Nicolas Frize) : ces formats permettent d’amorcer une appropriation du public en utilisant l’expérimentation culturelle comme support pédagogique.

Cette approche reste cependant fragile : l’acteur du transitoire n’intervient qu’après l’étude et le plan-guide, limitant son rôle à l’activation et non à la préconisation d’aménagements concrets. Le modèle économique, dépendant des loyers perçus auprès des résidents, ne couvre pas encore l’ensemble des usages visés. Après trois ans d’occupation, la Ville choisit de ne pas renouveler la convention avec le collectif SoukMachines, et l’Éclair ferme ses portes en juin 2026, la Ville souhaitant reprendre la gestion du site en régie municipale. Aucun projet de reprise n’est pour l’instant annoncé pour la suite du site.

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Le projet

L’éclair est un épicentre culturel, créatif et festif à Epinay-sur-Seine. Installé sur le site des anciens Laboratoires Éclair, ce haut lieu du cinéma français du XXème siècle est réapparu sous une forme nouvelle. Un espace de création et de diffusion, ouvert au public et proposant une programmation ambitieuse dans le champ du spectacle vivant.

La reconversion du site – fermé depuis 2015 – est lancée en 2019 par la Ville d’Epinay-sur-Seine et l’Établissement Public Territorial (EPT) Plaine Commune pour inventer un lieu ouvert, atypique et culturel. Les élu·es ne voulant pas d’une programmation urbaine classique, c’est le groupement Une Fabrique de la Ville, le CENTQUATRE-PARIS et Fidal Avocats qui est sélectionné pour mener une étude de pré-programmation urba-culturelle. Après une première ouverture au public, la mission s’est poursuivie par un accompagnement de la ville dans le recrutement d’un acteur du transitoire. Le collectif SoukMachines a été désigné en 2023 pour préfigurer artistiquement et culturellement le site, cadrée par une convention d’occupation temporaire.

Jusqu’en juin 2026, l’ancienne friche accueille des résidences de communautés d’artistes et artisan·es aux profils variés : collectifs d’ingénieurs du son, compagnies de théâtre et de cirque, menuisiers, artistes plasticiens, musiciens, chercheurs, graphistes. Elle propose aussi des espaces extérieurs avec une forêt urbaine et une guinguette festive. 

« Face à la complexité prévisible de la réhabilitation du site, le temps nécessaire pour y parvenir, les élus ne voulaient pas d’une programmation urbaine classique. »

Ingrid Gabarrot-Viallet, Directrice Générale Adjointe Attractivité, Culture et Vie de la Cité de la Ville d’Épinay-sur-Seine

Les formats artistiques et culturels mobilisés à retrouver dans le livret #6 « L’Éclair, friche industrielle culturelle », des initiatives inspirantes © POLAU

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La 18e édition du Festival Bellastock : édition Stockopolis (2024)

Le festival Bellastock permet chaque année de construire et habiter une ville éphémère pendant 4 jours avec plus de 400 participant·es. Pour la 18e édition, “Stockpolis”, le festival a exploré la thématique « Habiter le stock » à la friche de l’Éclair, interrogeant les dimensions logistiques, esthétiques et philosophiques du stockage des matériaux de réemploi.

Objet pédagogique inédit pour les publics auxquels il s’adresse, principalement les étudiant·es du secteur architectural et artistique, il propose d’expérimenter, hors des murs de l’école, la conception et la construction collectives d’une ville éphémère habitée pendant quatre jours. Créée avec une quantité limitée de ressources matérielles, sur la base d’une thématique donnée, la ville est ensuite déconstruite, restituant le site dans l’état où il a été confié.

SoukMachines, acteur de l'urbanisme transitoire

SOUKMACHINES est une association de loi 1901 à but non lucratif créée en 2005. Son objet est de favoriser les échanges artistiques et de promouvoir les artistes émergents au moyen d’événements pluridisciplinaires et en investissant différents lieux.

Acteur culturel de l’urbanisme transitoire depuis 2005, SoukMachines transforme des friches industrielles en lieux hybrides comprenant des espaces de travail et de création pour des résidents (artistes, créateurs, artisans…) tout en proposant des événements culturels et festifs publics.

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