Estuaire

Biennale d’art contemporain Nantes / Saint-Nazaire

Thème : Évènement

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

À l’initiative de Jean Blaise, la biennale d’art contemporain de territoire « Estuaire » s’est développée de 2007 à 2012 entre les agglomérations de Nantes et Saint-Nazaire, le long de la Loire. Une trentaine d’œuvres ont été réalisées in situ. Réparties et abritées par la plupart des communes riveraines, elles composent un vaste parcours ligérien. Aujourd’hui devenue collection permanente, « Estuaire » est ouverte à la visite toute l’année (avec plus de 890 000 visiteurs, en 2009). Le parcours rassemblait quelques créations éphémères, présentées le temps d’une édition, tandis que la plupart, pérennes, s’ancrent définitivement sur le territoire. Parmi les artistes invités : Erwin Wurm, Tadashi Kawamata, Felice Varini, Joep Van Lieshout, etc.

La Maison dans la Loire, Couëron, Jean-Luc Courcoult, Estuaire, 2007  © B. Renoux / Le Voyage à Nantes
La Maison dans la Loire, Couëron, Jean-Luc Courcoult, Estuaire, 2007
© B. Renoux / Le Voyage à Nantes

Focus

Jean Blaise

Jean Blaise, acteur culturel nantais, a marqué la ville d’événements et outils culturels majeurs : « Les Allumés » (1990-1995), le Lieu Unique (2000), haut-lieu culturel, la biennale « Estuaire » (2007), puis « Le Voyage à Nantes » (2012). Nommé par Jean-Marc Ayrault à la tête de la SPL Voyage à Nantes, où il développe la dimension culturelle et touristique de la ville, Jean Blaise a répondu en 2014 à l’invitation d’Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture, pour présider la MNACEP, « Mission Nationale pour l’Art et la Culture dans l’Espace Public ».

Pourquoi on en parle ?

Au-delà de la seule logique événementielle, la biennale « Estuaire » s’est transformée en opération permanente. Elle s’inscrit de manière pérenne dans le territoire et son projet politique, autour d’une métropole émergente et bipolarisée, Nantes/Saint-Nazaire. Vecteurs de cohérence territoriale, la manifestation culturelle ponctue l’estuaire d’œuvres de grande qualité et concourt à l’affirmation du paysage comme d’une nouvelle centralité, lieu stratégique et pluriel. Par un parcours sur près de 60 kilomètres, la biennale participe également à l’essor touristique du territoire, par de nouveaux moyens de transports (vélo, bateau, etc.). « Le Voyage à Nantes », dans la lignée, devient un outil de promotion urbaine pour faire de la ville une destination touristique internationale.