Doual’art

Centre d'art contemporain et laboratoire de pratiques urbaines

Thème : Structure

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

Une initiative rédigée en collaboration avec Samantha Maurin, étudiante du Master 2 Projets Culturels dans l’Espace Public (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne).

En 1991, Maryline Douala Bell et Didier Schaub fondent Doual’art, espace d’exposition et centre de ressources dédié à l’art contemporain à Douala, ville côtière du Cameroun. Ils l’établissent dans le centre de la ville à La Pagode, cinéma désaffecté et ancienne demeure des rois de Douala. D’une superficie de 300 m2, l’espace Doual’art accueille plusieurs expositions annuelles ainsi qu’un centre de documentation, des espaces de résidence de travail et de réunions, des conférences et workshops, mais également un jardin et une cafétéria, le tout ouvert au public.
Hors les murs, Doual’art déploie des actions en espace public. Un parcours historique ainsi qu’une dizaine d’œuvres d’art ont par exemple été créées, marqueurs de lieux symboliques ou mobilier urbain.
Depuis 2007, Doual’art organise également le Salon de l’Urbain de Douala (SUD), festival triennal d’art public. Le SUD permet à une vingtaine d’artistes internationaux et camerounais de travailler in situ sur des thématiques telles que  La place de l’humain (SUD 2017) ou L’eau et la ville (SUD 2017).
Ainsi, Doual’art cherche par ses actions à soutenir l’émergence d’artistes contemporains camerounais, mais également à faire de la ville un laboratoire de pratiques artistiques et urbaines tout en contribuant à restituer aux habitants l’histoire de leur ville.

Jardin sonore © Lucas Grandin

Focus

Le jardin sonore

Conçu par l’artiste belge Lucas Grandin, Le jardin sonore de Douala a été présenté à l’occasion du festival SUD en 2010. Constitué d'une tour en bois de 8 mètre de haut à deux étages, son sommet offre le seul point de vue de la ville sur le fleuve Wouri. La tour dispose d’un système d’arrosage conçu avec des boites en métal et des bacs hydroponiques intégrés à la structure où fleurissent des plantes de mangrove. Le jardin est un nouvel espace public qui permet aux habitants de s’isoler de la ville et de renouer avec la nature fluviale et équatoriale constitutive de l’identité de Douala.

Pourquoi on en parle ?

Capitale économique du Cameroun, Douala est l’un des principaux ports de la côte, dont l’aménagement et le contexte urbain pourrait limiter la production d’œuvres d’art en espace public. Or Doual’art y contribue depuis plus de 10 ans et encourage les jeunes créateurs à produire dans la ville afin d’initier un débat sur la place de l’art en espace public, et plus largement sur des questions fondamentales inhérentes aux droits de l’homme.