Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine

Acteurs de réconciliation

Thème : Artiste

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

L’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine (ANPU) est un collectif artistique qui propose de lire les villes en mêlant les outils de la psychanalyse et les repérages artistiques. Il identifie les points de névroses urbaines et propose des traitements. Les résultats de ces observations originales prennent la forme de conférences décalées ou d’installations plastiques plus ou moins importantes (cartes, schémas, expositions complètes, panneaux, marquages urbains, etc.).

Inauguration du Point Zéro, 2009 © Marc Jauneaud
Inauguration du Point Zéro, 2009
© Marc Jauneaud

Focus

Le « Point Zéro » - Tours/Saint-Pierre-des-Corps

Suite à la psychanalyse de Tours en 2008, l’ANPU propose un traitement du « Point Névro-Stratégique Urbain » de l’agglomération, sous l’autoroute A10, entre Tours et Saint- Pierre-des-Corps. Il imagine une balise urbaine grandeur nature en peignant une des piles de l’autopont en rouge et blanc. L’œuvre tend un pont entre les deux villes que les infrastructures de transport (ferroviaires et routières) semblent couper l’une de l’autre. Ce « Point Zéro » est désormais un lieu nommé de l’agglomération où se déroulent d’autres interventions artistiques et culturelles. En le désignant, il ouvre et qualifie un espace interlope en forçant un regard positif sur ce délaissé frontalier.

Pourquoi on en parle ?

L’ANPU met en place des interventions artistiques qui parlent des territoires. Avec une méthode mêlant sérieux et fantaisie, elle permet de signaler les points de frottement tout en suggérant des alternatives d’aménagement à la programmation urbaine. L’ANPU valorise les villes et les aide à se raconter, y compris dans ce qui n’est pas dit. Elle prend une place originale entre l’urbaniste et l’artiste pour assumer une « mise en récit » et « mise en désir » des lieux.