Exercer son droit de fenêtre © Cie Mycélium
Exercer son droit de fenêtre © Cie Mycélium
Équipe artistique © Cie Mycélium
Équipe artistique © Cie Mycélium
Projection lors du cinquième jour © Cie Mycélium
Projection lors du cinquième jour © Cie Mycélium
Exercer son droit de fenêtre © Cie Mycélium
Exercer son droit de fenêtre © Cie Mycélium
Décrouter le bitume © Cie Mycélium
Décrouter le bitume © Cie Mycélium
Arrondir les angles © Cie Mycélium
Arrondir les angles © Cie Mycélium
Installer des nichoirs © Cie Mycélium
Installer des nichoirs © Cie Mycélium
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Pourquoi
on en parle

“On vient sur un quartier, un espace, un territoire à la rencontre des habitant·es et on leur propose un chantier-théâtre. On leur propose de colorer les façades, d’arrondir les angles et d’avoir une réflexion sur la vie spontanée.” – Gabriel Soulard

Voilà ce qu’il se passe quand des artistes débarquent dans un quartier avec du papier, de la colle et la philosophie de l’artiste-architecte Friedensreich Hundertwasser. Le chantier-théâtre de la Cie Mycélium s’installe sur cinq jours dans un quartier et invite les habitant·es, mais aussi les élèves des écoles du quartier, à questionner leur rapport à leur « troisième peau » et aux autres êtres vivants qui s’y trouvent – pour se reconnecter à leur environnement urbain. Les artistes collent des formes organiques autour des fenêtres, décroûtent le bitume pour laisser revenir la végétation spontanée, posent des nichoirs. Un chantier doux comme prétexte à la rencontre, pour initier un geste créatif et transformateur.

En faisant résonner les textes d’Hundertwasser, la Cie Mycélium participe à la transformation temporaire d’un quartier, en construisant des éléments architecturaux éphémères dans l’espace public et mis en scène lors de la visite de chantier.

Text
Le projet

“L’humain a trois peaux. Il naît avec la première, la deuxième est son vêtement et la troisième est la façade de sa maison” – Friedensreich Hundertwasser, artiste – architecte

A l’origine du projet, la découverte par le comédien-écologue Gabriel Soulard de l’existence d’une des maisons du célèbre peintre Friedensreich Hundertwasser, abandonnée et méconnue, dans le Perche en 2014. Par la suite, il décide d’en faire le point de départ de ce projet et de réunir une équipe de BTP «Bâtiment Travaux Papier». Le chantier-théâtre de la Cie Mycélium, Notre troisième peau,  investit les façades et le sol bitumé d’une partie d’un quartier – à Caen, Nantes, Granville ou Nocé. Le projet repose sur l’association d’un acteur culturel, public (une commune) et enfin social, auxquels s’ajoutent les propriétaires (des habitant·es). Il ne s’agit pas d’une commande mais d’une proposition artistique. 

Sur trois jours de chantier participatifs la cie propose d’exercer son “droit de fenêtre”, en donnant la possibilité à chaque habitant·e de singulariser son allège de fenêtre ou linteau de porte par des papiers peints encollés, réalisés à même la façade.

 Lors du dernier soir, c’est sous forme de déambulation théâtrale que les artistes proposent au public une visite du chantier aux lignes courbes jusqu’à un final vidéo mapping d’une peinture projetée sur toute une façade d’immeuble du quartier, au son des textes manifestes d’Hundertwasser mis en musique.

Protocole d’enquête Notre troisième peau, à retrouver dans le carnet Les Arts Détectives © POLAU

Zoom
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Sur les pas de Friedensreich Hundertwasser

Artiste viennois et percheron (1928-2000), l’œuvre de Hundertwasser est architecturale, picturale et philosophique. Il est à la fois artiste, architecte, et précurseur de l’écologie (comme en témoignent ses toitures végétalisées) : en repensant nos liens aux sols vivants, aux cycles du carbone, et en luttant contre l’artificialisation des sols, sans omettre le besoin de créativité de l’humain.

Hundertwasser disait que notre première peau est organique, la seconde est constituée de nos habits, la troisième est notre habitat, défendant une vision intégrée de l’humain dans son environnement.

“Plutôt que de faire une œuvre théâtrale sur son travail, on a voulu faire avec les gens.” – Gabriel Soulard

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