Les Machines de l’Île

Scénographies urbaines

Thème : Structure

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

Les Machines de l’Île est un projet artistique porté par la Communauté urbaine de Nantes, dans le cadre du projet de réhabilitation de l’Île de Nantes. Né de l’imagination de François Delarozière (constructeur scénographe) et Pierre Orefice (directeur des Nefs), il se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site des anciens chantiers navals, à la fois lieu de construction, de spectacles et d’expositions. De curieuses machines reprennent les talents du vivant telles des sculptures urbaines en mouvement (« Le Grand Éléphant », « Le Carrousel des Mondes Marins »). Ces mécaniques hors du commun naissent des mains des constructeurs de la compagnie La Machine et prennent vie entre celles des Machines de l’Île, sous les yeux du public.

L'Ibis sacré - Les animaux de la place © Ville de La Rochesur-Yon
L’Ibis sacré – Les animaux de la place
© Ville de La Rochesur-Yon

Focus

« Les animaux de la place », La Roche-sur-Yon

Dans le cadre du projet de réaménagement de la Place Napoléon par Alexandre Chemetoff, François Delarozière propose un projet artistique inscrit dans la durée du chantier, de novembre 2013 à septembre 2014, et préfigurant le futur aménagement de la place. Sous forme de ponctuations du chantier, des évènements spectaculaires travaillent l’imaginaire de la Place Napoléon (évocation de ses campagnes en Égypte avec des sculptures d’hippopotame, de crocodile, d’ibis, etc.). Ces dernières seront ensuite autant d’éléments scénographiques au sein de l’aménagement final, qui prendront vie au contact du public, telles des marionnettes géantes (déploiement des ailes, ouvertures des yeux, etc.).

Pourquoi on en parle ?

Les créatures de François Delarozière sont des objets scénographiques pérennes, devenues emblématiques d’un site en reconversion. Les Machines de l’Île, production artistique mais aussi touristique, s’intègre au service du développement urbain et amorce le renouvellement de l’image du territoire nantais. Leur lieu de construction, ouvert au public et l’univers poétique des machines suscite un large attrait public. L’aménageur la SAMOA (Société d’Aménagement de la Métropole Ouest Atlantique) en saisit l’opportunité dans la mesure où il a accompagné cette aventure scénographique, architecturale et urbaine. Les Machines de l’Île et les Nefs reprennent les codes du forain traditionnel et sont devenues, un point de repère de la métropole nantaise, tant sur le plan national qu’international.