Les Laboratoires Artistiques de Territoire

Dispositif artistique sur le périurbain

Thème : Dispositif

Mode d’actions

  • Faire la ville avant la ville
  • Fédérer les acteurs
  • Lire le territoire
  • Ouvrir de nouveaux espaces de parole
  • Susciter des méthodes alternatives d’urbanisme
  • Transformer / Requalifier

Depuis la mutualisation des scènes conventionnées du Carré (à Saint-Médard-en-Jalles) et des Colonnes (à Blanquefort) en EPCC, la direction a mis en place des « Laboratoires artistiques de territoire » : des accueils d’artistes invités à imaginer des actions aptes à lire, révéler, activer le territoire (notamment périurbain) entre les deux villes. Parmi les projets en cours, l’aménagement d’une ancienne vacherie dans le Parc de Majolan (lieu d’accueil du festival d’arts de la rue « Echappée Belle »), pour en faire le « camp de base » de ces projets de territoires. Le lieu est destiné à être partagé entre un éleveur, des logements touristiques de proximité et cette résidence d’artistes. L’ouverture est prévue en septembre 2015.

Far Ouest  © Pierre Planchenault
Far Ouest
© Pierre Planchenault

Focus

Far Ouest - Opéra Pagai

« Far Ouest » est un projet de la compagnie Opéra Pagaï, réalisé en septembre 2013. À l’issue de 18 mois d’immersion dans les zones périurbaines autour de Saint-Médard- en-Jalles, la compagnie bordelaise a imaginé un récit territorial, nourri des propos récoltés. Présenté comme un parcours de trois heures (à vélo, à pieds, en tracteur, etc.), « Far Ouest » invitait le public à arpenter des endroits parfois peu connus (forêt, moulin, délaissé urbain sous une route nationale, serre, etc.). Il y découvrait successivement différentes communautés (résidents de lotissements pavillonnaires, militants écologiques, Roms, etc.), joués par les comédiens professionnels et amateurs. Pointant les tensions relevées durant ces repérages (pollution, racisme, commerce, agriculture, etc.), la création a porté attention au commun (lotissements, zone industrielle) et au singulier (marais, usine d’explosifs, château privé, etc.), constitutifs de l’identité du territoire.

Pourquoi on en parle ?

La structure mise sur l’artistique pour revaloriser des zones méconnues, parfois peu vivantes (périurbain, zones pavillonnaires, etc.). L’intention irrigue la démarche à l’année : au sein de l’équipe une chargée de mission travaille plus particulièrement à la construction et la médiation des projets. Cette « démarche qualité » améliore l’accueil public (dans et hors les murs), elle vise à instaurer une relation solide tout en palliant l’absence de lieux de convivialité aux environs des deux salles.